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{HIT} soldats


HISTOIRE DU 22e RÉGIMENT D'INFANTERIE

CHAPITRE 3: LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

    La Deuxième guerre mondiale se déclenche le 1er septembre 1939 quand l'Allemagne attaque la Pologne, plongeant le monde dans le conflit le plus meurtrier de tous les temps. Larmée allemande, la Wehrmacht, déferle sur la Pologne dans une offensive brutale et sans merci avec des tactiques nouvelles et révolutionnaires qu'on appellera Blitzkrieg (guerre-éclair en allemand) qui consiste en une coordination des différentes armes de combat (chars, infanterie, artillerie, génie et avaition tactique) et à un réseau de commandement et de contrôle (transmissions radio) efficace. Les formations blindées percent les défenses ennemies et filent à toute allure vers leurs objectifs en profondeur du dispositif ennemi, s'emparant des lieux stratégiques avant que celui-ci n'ait le temps de réagir, laissant la réduction des poches de résistance à des formations plus classiques.

    Les soldats polonais ont beau être braves, ils ne pourront rien faire face à la Blitzkrieg et, suite à l'invasion de son territoire par l'Union soviétique à l'est, la Pologne doit capituler face à l'agression allemande.

    La france et l'Angleterre, alliées de la Pologne déclarent la guerre à L'Allemagne, mais ne bougent pas de leurs positions. La Pologne sera sauvagement dépecée par les Allemands et les Soviétiques et disparaîtra de la carte. Durant l'hiver 1939-1940 les armées franco-anglaise et allemande se narguent de part et d'autre du Rhin. Cette période de calme apparent sera connu sous le nom de "drôle de guerre" chez les Français, de "Phoney War" chez les Anglais et de "Sitzkrieg" chez les Allemands.

Le Canada entre en guerre
    Contrairement à 1914, le Canada n'était pas tenu de suivre aveuglement l'Angleterre en cas de conflit. Cependant les politiciens canadiens n'ont pu échapper à leurs responsabilités et malgré tout le Parlement vota la déclaration de guerre contre l'Allemagne le 7 septembre 1939. Le Premier ministre Mackenzie-King tenta néanmoins de tirer son épingle du jeu en annonçant que la contribution canadienne sera avant tout d'ordre industrielle et que la partie militaire consistera en un programme de formation des pilotes du Commonwealth. Au cours de la guerre le Canada s'imposera comme "le porte-avions" et le "grenier" de l'Empire britannique.

    Même si le Premier ministre Mackenzie-King ne voulait participer à la guerre qu'en autant que le Canada n'ait pas à combattre, les puissances de l'Axe (Allemagne, Italie et Japon) ne lui laissairent pas le choix. Le gouvernement canadien ayant durant l'entre-deux guerres presque réussi à anéantir les forces armées, une armée ne pourra être levée, entraînée et déployée en temps pour affronter les forces allemandes en Europe en 1940. C'est équipés à la mode de la Première guerre mondiale que les premiers soldats canadiens débarquent en Angleterre. Mais c'est dans un tout autre théâtre que les canadiens combattront pour la première fois au corps-à-corps.

À Hong Kong tout est perdu, sauf l'honneur
    Une des mesures du gouvernement canadien en 1940 est d'envoyer deux bataillons d'infanterie à Hong Kong pour augmenter la petite garnison de la colonie britannique de Chine. On y envoie les Royal Rifles of Canada (de Québec) et les Winnipeg Grenadiers (de Winnipeg). Le pari de Mackenzie-King était qu'en Chine il n'y aurait que peu de chance d'avoir à combattre puisque la guerre se passait en Europe.

    Le 7 décembre 1941 le Japon lance une attaque aéronavale surprise sur la base navale américaine de Pearl Harbour étendant la guerre à tout le Pacifique. Dans la foulée, les Japonais se lancent à la conquête de tout le Sud-est asiatique pour établir une "sphère de co-prospérité" économique. Le 7 décembre les Japonais attaquent aussi Hong Kong avec vigueur. La garnison composée d'Anglais, de Canadiens et d'Indous s'accroche tant bien que mal, mais ceux-ci, coupés du reste du monde depuis la destruction de la flotte américaine à Pearl Harbour, ne peuvent compter que sur eux-mêmes. La garnison à court de munitions et de vivres capitule le jour de Noël 1941. Outre les 290 morts et les 493 blessés, les Canadiens devront subir quatre années de captivité dans des conditions atroces et inhumaines. Les forces canadiennes ne combattront plus dans le Pacifique de toute la guerre.

Retour en Europe: fini de rire
    La drôle de guerre prend fin avec un nouveau déferlement allemand sur la Scandinavie, les Pays-Bas, la Belgique et la France en avril 1940. La Wehrmacht est beaucoup trop puissante et écrase tous ses adversaires. La France, avec l'armée la plus puissante du monde à l'époque, retranchée derrière les fortifications de la Ligne Maginot s'écroule et capitule le 22 juin 1940. Le corps expéditionnaire britannique doit évacuer le continant en abandonnant tout son équipement. Les forces canadiennes représentent alors toute la maigre défense terrestre de l'Angleterre. Puis survient le double miracle.

    La Royal Air Force, qui compte plusieurs canadiens parmis ses pilotes de chasse, gagne la Bataille d'Angleterre face à la Luftwaffe et le dictateur du gouvernement national des Allemands, Adolf Hitler, prends toutes ses forces militaires et les envoient se perdre en Russie.

Marquez le pas
    Et les Vandoos dans tout ça? Le 22e Régiment d'infanterie du Canada fait partie de la 1ère Division canadienne et assure la défense des îles britanniques, tout en s'entraînant pour l'invasion du Continent. Le 22e reçoit l'honneur de servir de garde royale au Palais de Buckingham en 1941, en remplacement des unités de la Garde qui sont à ce moment à en découdre en Libye contre l'Afrikakorps du général Rommel. Les Vandoos étant dans la même division que leurs grands rivaux du Princess Patricia's Canadian Light Infantry, les policiers militaires ont fort à faire pour contenir l'agressivité des fantassins.

    Les vandoos marqueront toujours le pas à leur camp d'Aldershot quand aura lieu, le 19 août 1942, le raid de Dieppe. Opération essentiellement canadienne, des erreurs de planification, de coordination, de tactique, et un réel manque de chance en feront un désastre monumental. Les 6000 hommes de la 2e Division canadienne qui comprend le South Saskatchewan Regiment, le Cameron Highlanders d'Ottawa, le Royal Hamilton Light Infantry, le Essex Scottish, le Royal Regiment of Canada, les Fusiliers Mont-Royal et le Calgary Regiment (Tank), sont décimés par les Allemands en nombre plus important et mieux armés que prévu sur des plages de galets étroites au pied de hautes falaise.

    La guerre se déroule mal por les Canadiens qui commencent à se demander s'ils sont condamnés à l'inactivité ou à la défaite. Mais attention, les Vandoos vont entrer en scène.

1943, la Campagne d'Italie
    Est-ce une conséquence du raid de Dieppe? Toujours est-il que la situation des Alliés s'améliore à l'automne 1942. D'abord avec la victoire de la 8e Armée de Montgomery sur l'Afrikakorps de Rommel à El-Alamein (Hitler refusa d'envoyer des renforts et des approvisionnements à Rommel), puis avec la victoire des soviétiques à Stalingrad qui capturèrent la 6e Armée du maréchal Paulus (encore Hitler refusa de renforcer son dipositif) en février 1943. À partir de ces deux événements l'initiative est aux Alliés et l'Axe est en retraite constante.

    En 1943 les Anglo-américains décident d'ouvrir un nouveau front à l'Ouest afin d'alléger la pression qui pèse sur les soviétiques. Le premier ministre, Sir Winston Churchill, propose de s'attaquer au "ventre mou de l'Europe", c'est-à-dire d'envahir l'Italie.

    À l'aube du 10 juillet 1943, les Canadiens portent la guerre à l'ennemi quand la 1ère Division canadienne et la 1ère Brigade blindée débarquent sur les plages de Pachino en Sicile au cours de l'Opération Husky. Ce sera aussi la première fois que des troupes parachutistes canadiennes sont utilisées au combat, le Airborne Regiment étant la première unité alliée à poser le pied en Sicile.

    Les forces alliées sont composées de la 8e Armée britannique (dont fait partie la 1ère Division canadienne) sous le commandement du maréchal Montgomery et de la 7e Armée américaine sous le commandement du légendaire général George S. Patton, le seul commandant allié dont les Allemands avaient peur (et avec raison!). La campagne de Sicile se déroule sans trop de mal puisque les Italiens n'opposent qu'une légère résistance. Les Allemands de la division SS Hermann Goering, par contre, sont d'une toute autre tremp et les combats contre eux sont laborieux. Le Régiment de Trois-Rivières (aujourd'hui 12e Régiment blindé) réussi à se distinguer malgré le fait que ses chars M4 Sherman soient inférieurs en qualité et en puissance de feu aux Panzer IVh des Allemands. Les SS ne reculent que sous le poids considérable des moyens logistiques et aériens, infiniment supérieurs, des Alliés.

    La nature accidentée du terrain, des montagnes et des cols aux sentiers sinueux ralentit et complique l'avance des Vandoos qui doivent transporter leur matériel à dos de mulets. Les Allemands contrôlent les sommets et les passages obligés et freinent régulièrement les efforts des Canadiens. Ceux-ci grandissent dans l'épreuve.

Agira, la victoire des débrouillards
    Aux approches du village d'Agira dans l'axe d'avance des Canadiens il y avait un torrent encaissé qui ne pouvait être franchit que par un étroit pont de pierres. Un canon antichars allemand de 75mm protégé par les rochers en interdisait l'accès. Depuis le matin du 21 juillet trois chars du Régiement de trois-Rivières avaient été détruits et leurs carcasses carbonisées ajoutaient à l'obstacle. L'infanterie reçut l'ordre de s'emparer du pont et de détruire le canon, mais plusieurs assauts avaient été repoussés avec pertes par les SS qui avaient une mitrailleuse MG42 en appui dans leur position.

    La situation semblait inextricable jusqu'à ce qu'un sergent fasse une proposition au commandant de la compagnie B, 22RIC, sur la fin de l'après-midi. Son plan était simple et audacieux: sous le couvert de la nuit, sa section de huit hommes franchirait le torrent plus en amont à l'aide d'un pont de cordages et éliminerait le canon par un coup de main. Le capitaine jugea le plan irréalisable parce que personne "ne les avaient entraînés" pour une telle manoeuvre et que le manuel ne "couvrait pas ce genre de situation en particulier", mais faute de mieux, donna son autorisation pour cette opération.

    C'est dans l'obscurité la plus totale que le sergent dû lancer un grappin de l'autre côté du torrent, le traverser puis construire le pont de cordages constitué de trois filins. Un homme perdit pied et tomba dans le torrent. On le retrouva le lendemain beaucoup plus en aval. Par miracle il avait survécu mais avait les deux jambes cassées et souffrait de lacérations au visage et d'hypthermie.

    À l'aube la compagnie B avança vers le pont sans se faire tirer dessus. Le capitaine eu la surprise de voir douze SS alignés sur le sol, comme à la parade, avec la gorge tranchée. Les carcasses de chars poussées hors du chemin, l'avance sur Agira put reprendre et le village tombera aux mains des Canadiens le 28 juillet après d'intenses combats. L'histoire n'a malheuresement pas retenue le nom du sergent mais le canon antichars sert aujourd'hui de décoration de pelouse devant le mess des sergents et adjudants de la base de Valcartier.

Les Vandoos dans la botte
    La Sicile conquise, les Vandoos prennent pied sur la péninsule italienne le 3 septembre 1943. Les Italiens sont passés du côté allié et les Canadiens doivent affronter les Allemands pour les repousser vers le nord dans une série de batailles ardues où l'adversaire, jouant intelligement l'avantage du terrain, se replie en bon ordre en infligeant des pertes sévères.

    La 1ère Division avance sur la côte est, entre l'Adriatique et les monts Appennins, tandis que les Américains remontent la côte ouest sur la route de Rome.

    La campagne d'Italie est pour les Vandoos une succession de traversées de rivières et de combats de rue contre les Allemands. À Casa Berardi une compagnie du 22e fût encerclée par les Allemands et presque entièrement décimée. Son commandant, le capitaine Paul Triquet évalua ainsi la situation: "Les Allemands étaient derrière nous, à gauche et à droite. L'endroit le plus sûr pour nous était l'objectif". Le capitaine Triquet lance ce qui reste de sa compagnie (17 hommes) à l'assaut de la Casa Berardi et s'en empare miraculeusement. Cette position est la clé du dispositif allemand dans le secteur alors ceux-ci sont contraint de se replier sur toute la ligne. Pour cette action aussi audacieuse que désespérée le capitaine Triquet sera décoré de la Victoria Cross, la plus haute distinction militaire du Commonwealth.

Ortona, le Noël des gladiateurs
    La bataille d'Ortona fût le point culminant de la campagne d'Italie pour les canadiens. Ortona est une petite ville côtière sur l'Adriatique et le commandement allié avait besoin de son port pour acheminer les approvisionnements de la 8e Armée au front. Puisque c'était une mission importante c'est aux Canadiens qu'elle revint de droit. Le 22e Régiment, le PPCLI ainsi que les Lorne Scotts, apuyés par les chars du Régiment de Trois-Rivières engagèrent le combat contre les Diables verts de la 1e Fallschirmjagers Division allemande, des troupes d'élite, en novembre 1943. C'est sous une pluie torrentielle et un intense bombardement de l'artillerie lourde britannique que les Canadiens traversèrent plusieurs cours d'eau et les collines avoisinantes d'Ortona, progressant à pas de tortue. Ils atteinrent les faubourgs en décembre pour découvrir un adversaire particulièrement habile et diabolique.

    Les parachutistes allemands avaient transformé la ville en forteresse, détruisant des pâtés de maisons complets pour enlever tout couvert aux attaquants, formé des montagnes de gravas pour bloquer les chars, transformé chaque carrefour en nid de mitrailleuse et chaque clocher d'église en tour à sniper. Ils avaient fortifié les maisons offrant un bon champ de tir et fait sauté les facades des tous les bâtiments qu'ils n'utilisaient pas. Les rues étaient de longues zones battues pour leurs mitrailleuses.

    Le premier jour de combat de rue fut désastreux pour les canadiens. Si les chars passaient par-dessus les gravas ils exposaient leur ventre et étaient détruits par les Allemands. Si les chars contournaient les gravas ils exposaient leurs flancs et étaient détruits. L'infanterie dû donc continuer seule pendant que le génie dégageait des voies. Sans appui de chars les fantassins étaient réduits à servir de cibles de tir au canard. S'ils avancaient dans la rue ils étaient fauchés à la mitrailleuse. S'ils rampaient sur les gravas ils étaient abattus par les snipers. L'assaut fût repoussé. Il s'ensuivit un intense bombardement par l'artillerie et l'aviation qui créa beaucoup de cratères et beaucoup de montagnes de gravas mais peu de pertes chez les Allemands. Dissimulés par la poussière et la fumée, les canadiens parvinrent à pénétrer dans la ville mais ils n'étaient pas au bout de leurs peines. Quand ils abandonnaient un bâtiment les Allemands laissaient toujours des mines antipersonnel et des pièges à con derrière eux. Vandoos, PPCLI et Lorne Scotts se relayaient sur la ligne de feu, jour et nuit, combattant furieusement mais sans faire de progrès.

    Puis un jour, un peloton du 22e s'empare d'une maison de quatre étages sans avoir à combattre. S'estimant chanceux, le lieutenant ordonne à ses hommes de se tenir prêts à une contre-attaque. Personne n'a remarqué que la maison est entièrement dynamitée. La maison explosera sous la commande d'un sapeur allemand, tuant 48 Vandoos d'un seul coup.

    Cette tragédie sonnera le réveil et les vandoos utilisent désormais les méthodes des Allamands pour les combattre. Ils acquièrent la technique du "mouse-holing" (trou de souris) qui consiste à pratiquer des trous dans les murs pour avancer de maison en maison, ils passent pas les égouts pour prendre l'ennemi à revers, et développent une excellent coordination avec les chars du Régiment de Trois-Rivières. C'est ainsi qu'ils parviennent à progresser, mais lentement et Noël 1943 verra les hommes du 22e Régiment se relayer entre la ligne de feu et, dans le même pâté de maison, une église en ruine où ils peuvent manger un repas de réveillon avec jambon et patates pilées arrosé de rhum pendant qu'un aumônier dit la messe et que le médecin régimentaire des Lorne Scotts joue des cantiques sur un piano à moitié brûlé.

    Finalement une attaque loin sur le flanc ouest par les Britanniques forcera les paras allemands à quitter ortona, concédant le terrain aux Vandoos le 28 décembre 1943. Pour ce qui est de la victoire, le débat continue à ce jour.

La campagne des oubliés
    Les vandoos continueront de combattre en Italie jusqu'au printemps 1945. Après Ortona ils seront transférés sur la côte ouest de l'Italie pour libérer Rome, franchir la Ligne Gustav et la Ligne Adolf Hitler.

    Cette campagne rude et ardue face à un adversaire de premier ordre sera passée sous silence à partir du 6 juin 1944, date d'un événement crucial de la Seconde guerre mondiale: le débarquement de Normandie, où la 2e Division canadienne, reconstruite après Dieppe, prendra sa revanche sur les Allemands. Les Fusiliers Mont-Royal s'y distingueront particulièrement lors de la prise de l'aérodrome de Carpiquet et de la ville de Caen. La 1ere Division canadienne sera transfèrée en Europe du Nord-ouest en 1945 pour constituer avec les autres divisions canadiennes la 1ere Armée canadienne, la plus grande force militaire de l'histoire du Canada.

1945: Alles is kaput!
    Ayant rejoint leurs compatriotes canadiens aux Pays-Bas, les Vandoos participent à la libération de la Hollande et s'engagent dans une course contre la montre pour s'emparer des digues avant que les Allemands n'aient le temps de les faire exploser. Ils sauveront ainsi le pays de l'inondation générale et des centaines de milliers de vies humaines. Les Hollandais en sront éternellement reconnaissants et encore aujourd'hui, ils vouent une vénération pour les soldats canadiens. D'autant plus que depuis leur passage en 1945 il doit bien y avoir pas mal de descendants de Vandoos qui ont des demi-frères ou demi-soeurs en Hollande, mais ça, l'Histoire officielle n'en parlera jamais.

    Puis le 22e Régiment traverse le Rhin à temps pour ramasser plein de soldats allemands les mains en l'air qui répètent "Alles ist kaput! Alles ist kaput!" sans arrêt, ce qui signifie en bon Français "Game Over!". Les Allemands se rendent sans conditions le 7 mai 1945 à Reims, en France. La guerre est finie pour les Vandoos.

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